En tant que femme, il se peut que votre poitrine vous complexe quelque peu. Cela peut être dû au fait qu’elle soit disproportionnée par rapport à votre silhouette ou qu’elle entraîne des problèmes de santé.

La solution dont vous avez eu vent et que vous envisagez sûrement est la réduction mammaire. Cela dit, est-ce une opération sans risque ? Dans cet article, nous traiterons en détail du sujet de la réduction mammaire, ainsi que des risques qui y sont liés.

Généralités sur la réduction mammaire

Les seins d’une femme sont des organes ayant attrait à la maternité et à l’érotisme. Dans certaines cultures, une très généreuse poitrine est signe de beauté et de féminité, tandis que dans d’autres non. Ils sont constitués de graisses (tissus adipeux), de tissus de soutien, d’une glande mammaire et de canaux lactifères. Cet ensemble est recouvert par la peau et se trouve au-dessus des muscles pectoraux.

Il est à noter que la taille des seins varie selon de nombreux facteurs, dont la génétique est le plus important. En d’autres termes, si vos ancêtres avaient une forte poitrine, ce gène peut vous être transmis.

La corpulence de la femme entre également en compte. En effet, une femme fine aura généralement une poitrine moins invasive. À l’inverse, une femme un peu plus ronde aura une poitrine plus généreuse.

Pour finir, l’âge joue également un rôle important dans le développement des seins. Il dépend principalement des niveaux d’hormones, dont l’œstrogène. C’est elle qui conditionne l’état du tissu de soutien dans les seins.

En d’autres termes, si l’œstrogène est en baisse, le tissu de soutien s’assèche, conduisant à une réduction de la poitrine. C’est ce qui se passe à l’approche de la ménopause.

La réduction mammaire

réduction mammaire

En raison de certains facteurs, une femme peut se retrouver avec une poitrine disproportionnée. Ce volume est généralement provoqué par une glande mammaire excessivement grande et/ou une présence importante de tissus adipeux. Cela peut créer un complexe dont elle pourrait se débarrasser par le biais d’une réduction mammaire.

C’est une opération chirurgicale dont le but est de réduire la taille des seins, afin d’obtenir une silhouette plus harmonieuse. Elle est pratiquée par un ​chirurgien esthétique.

Pour ce faire, le chirurgien fera une réduction des tissus gras dans le sein dans un premier temps. Ensuite, un lifting des seins sera effectué. Cela est nécessaire, car la poitrine vient d’être vidée d’une partie de son contenu. Pour avoir un résultat agréable à la vue, il importe de la redessiner.

Au-delà d’un objectif esthétique, cette opération permet également de restructurer le thorax et de réduire les douleurs dorsales. Dans la même veine, l’opération de réduction mammaire est recommandée dans d’autres situations sanitaires telles que :

  • la colonne déformée en raison d’une poitrine généreuse ;
  • des douleurs aux épaules et à la nuque.

Risques liés à la réduction mammaire

Comme toute intervention chirurgicale, la réduction mammaire n’est pas dénuée de risques. Toutefois, c’est une opération assez sûre, même si elle peut conduire à des complications qui peuvent ralentir la récupération.

Il s’agit entre autres :

  • des cicatrices chéloïdes et hypertrophiques. Elles sont généralement très visibles, rouges et peu esthétiques. Leur apparition est assez rare. On peut les prévenir grâce à l’application en massage de certaines crèmes ou huiles, sur les cicatrices laissées par l’opération. Si on n’a pas pu les prévenir, il est possible de les corriger par le biais d’une retouche de chirurgie ;
  • une asymétrie : c’est un risque uniquement en cas de très grande différence d’un sein à l’autre, en matière de forme ou de taille. Dans ce cas, une opération chirurgicale de correction sera nécessaire. Dans le cas où les différences seraient minimes, il n’y aura pas à s’inquiéter, car cela refléterait l’état naturel du corps ;
  • des hématomes : il s’agit ici des risques d’hémorragies internes postopératoires. Ils sont généralement dus aux saignements qui s’accumulent dans le sein et peuvent être traités par un drainage ;
  • des infections : elles peuvent se manifester sur de petites étendues de peau. Ce sera généralement autour des cicatrices. En cas d’infections, il faudra les traiter avec des antibiotiques ainsi que des pansements changés régulièrement ;
  • une nécrose : suite à des difficultés d’irrigation en sang, plusieurs complications peuvent se produire. Il s’agit entre autres d’une perte partielle ou totale de l’ensemble aréole-mamelon et d’une nécrose des tissus (adipeux, cutané et glandulaire).

Cette dernière se produit dans 1 à 2 % des réductions mammaires et est plus présente chez les fumeuses. La perte ou la réduction partielle de sensibilité des mamelons est provisoire. Elle s’améliore généralement au bout de quelques mois, voire une année de guérison complète.

Dans les cas extrêmes, la réduction mammaire peut mener à une perte permanente de sensibilité. Des difficultés érectiles du mamelon peuvent également subvenir.

Conclusion

En résumé, l’opération de réduction mammaire est très utile pour les femmes gênées par la taille de leur sein. Elle sert des objectifs esthétiques et sanitaires.

Cela dit, elle n’est pas sans risques, bien que ces derniers soient pour la plupart mineurs. Il faudra alors bien se préparer et éviter les facteurs à risque avant de subir une réduction mammaire.