L’érysipèle est une infection bactérienne qui touche majoritairement les personnes âgées. Souvent négligée, cette maladie peut s’avérer très douloureuse et tenace avec des complications graves si elle n’est pas traitée efficacement dès son apparition. En effet, les bactéries de type streptocoque font des ravages en cas de négligence et peuvent conduire à des septicémies (maladie du sang) sur du long terme. D’où l’intérêt de consulter un spécialiste en cas de doute en fonction des symptômes remarqués. Il vaut mieux prévenir que guérir !

Pour traiter un érysipèle de la jambe, l’antibiothérapie se révèle être la solution la mieux appropriée dans ce type de pathologie. Grâce à la pénicilline, découverte en 1928 par Alexander Fleming, et par injection intraveineuse, elle permet de contenir l’infection très rapidement. Ensuite, il est nécessaire de traiter l’inflammation via des crèmes grasses ou lotions apaisantes et masser délicatement les rougeurs. Les complications disparaissent ainsi en 2 semaines.

L’érysipèle est-il contagieux ?

L’érysipèle peut devenir contagieux si la personne infectée rentre en contact direct avec une personne non infectée présentant une porte d’entrée. Autrement dit, l’infection ne se propage par dans l’air comme pour le virus de la grippe. Le contact direct se fait de la peau à la peau et la porte d’entrée peut souvent s’apparenter à une plaie mal nettoyée (coupure, eczéma).

Qui sont les personnes plus sensibles à ce type d’infection ?

Plusieurs types de personnes peuvent être plus assujettis que d’autres à développer un érysipèle. Elles présentent le plus souvent les pathologies suivantes :

  • Les personnes âgées.
  • Les diabétiques.
  • Les personnes en surpoids.
  • Les personnes qui souffrent d’un ulcère variqueux.
  • Les patients atteints d’un ulcère de la jambe.

Comment diagnostiquer un érysipèle ?

Les symptômes et les manifestations physiques typiques de l’érysipèle permettent d’effectuer facilement le diagnostic. Une fièvre aigüe et soutenue pendant plus de 48h, supérieure à 40°C avec de vives rougeurs sur la zone concernée parfois accompagné de gonflement. Dans tous les cas, ne pas hésiter à consulter un spécialiste ou dermatologue dès les premiers symptômes.

Comment prévenir un ulcère variqueux ?

L’ulcère variqueux est l’un des critères et terrain favorisant au développement d’un érysipèle de la jambe. C’est une plaie qui apparaît à la suite d’une ecchymose ou une blessure légère qui se développe en endommageant les tissus de la peau. L’ulcère variqueux est souvent d’origine veineuse. Afin de pallier à ce trouble, voici quelques conseils importants à retenir :

  • Faire une cure de veinotoniques : Les veinotoniques sont des médicaments qui agissent comme leurs noms l’indique sur les veines de notre corps en exerçant localement une action anti-inflammatoire, en stimulant le tonus veineux et en protégeant les cellules endothéliales qui tapissent l’intérieur des veines. Ces médicaments naturels sont en ventes libre en officine. Demander l’avis de votre médecin généraliste qui vous orientera vers tel ou tel principe actif. Les pharmaciens peuvent également vous renseigner sur ce type de traitement et donnent souvent de bons conseils en vous orientant vers les bonnes décisions à prendre.
  • Soigner rapidement une plaie même bénigne : L’ulcère variqueux peut être favorisé lors d’une plaie de type coupure par exemple. Il est primordial de bien désinfecter une plaie même minime car elle peut potentiellement se transformer en porte d’entrée à toutes bactéries nocives pour votre corps. Et même être la source d’un eczéma variqueux ou pire encore, d’une infection comme un érysipèle. Utiliser un pansement stérile sur la zone concernée et renouveler la désinfection en changeant à chaque fois la compresse 2 fois par jour minimum.
  • Pratiquer une activité physique : le sport permet de diminuer fortement l’apparition de varices notamment si vous sollicitez vos membres inférieurs. Préférez donc la marche régulière équipé de bonne chaussures ou d’une balade à vélo plusieurs fois par semaine. Les bienfaits d’une activité physique et sportives ne sont plus à démontrer.
  • Utiliser des bas de contention pour favoriser la dilatation des vaisseaux et améliorer la circulation sanguine au niveau des jambes.

En cas d’ulcère variqueux déjà relativement avancée, il ne reste plus que l’utilisation de soins infirmiers avec l’enlèvement de toutes les parties infectées ou en mauvais état (croûtes, sérosités, etc…) via des bains de permanganate. L’utilisation de pommades protéolytiques vont permettre de détruire les débris de peau. En cas d’ulcères très importants, une intervention sous anesthésie locale peut être nécessaire. D’où l’importance d’avoir une bonne hygiène corporelle pour éviter ces désagréments.

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Brandon Wright