Environ 660 millions de personnes dans le monde sont atteintes par le Papillomavirus (HPV), une infection qui appartient à une famille étendue de virus. En France, la maladie est considérée comme l’une des principales causes infectieuses de cancer avec des centaines de milliers d’individus infectés.

Les conséquences du Papillomavirus sont très souvent bénignes ; mais une infection chronique peut se muer en un cancer du col de l’utérus aux conséquences graves.

Faisons un tour d’horizon sur cette infection active qui est bien plus commun qu’on ne peut l’imaginer.

Qu’est-ce que le Papillomavirus (PVH) ?

Le Papillomavirus humain est une infection attribuée au virus du papillome humain (PVH ou HPV de l’anglais Human Papillomavirus). Appartenant à un groupe de virus extrêmement courants, le PVH compte environ 200 variantes dont au moins 13 sont classés comme cancérogènes.

Le PVH est un virus strictement humain et on estime à près de 80 %, le pourcentage d’hommes et de femmes sexuellement actifs qui sont déjà entrés en contact avec ce virus au moins une fois dans leur vie.

Quels sont les risques et les complications possibles du Papillomavirus ?

Généralement, le papillomavirus est éliminé automatiquement par le système immunitaire dans les mois qui suivent une contamination. Cependant, si cette infection sexuellement transmissible n’occasionne que des lésions sans gravité (verrues plantaires, verrues génitales…), elle peut évoluer dans certains cas vers une dysplasie (état précancéreux du col de l’utérus) et par la suite un cancer en cas de négligence.

Parmi les cas de pré cancers ou de cancers les plus courants, il y a ceux qui affectent la bouche, la gorge, le col de l’utérus, la vulve, l’anus ou encore le pénis.

Comment les virus PVH occasionnent-ils le cancer du col de l’utérus ?

Les premiers cas de cancer ont été reliés au virus PVH dès 1975. Depuis, il a été remarqué que les infections PVH sont plus fréquentes chez la femme que chez l’homme avec une forte récurrence chez la femme jeune. Notons aussi que le papillomavirus chez l’homme ne cause généralement aucun symptômes et se résout de manière spontanée.

Lorsqu’il ne régresse pas spontanément grâce à l’immunité induite, le PVH (ses variantes à haut risque notamment) entre en contact avec certaines cellules du vagin, du col de l’utérus ou des lèvres de la vulve. Il en résulte des anomalies cellulaires qui évoluent pour engendrer des cancers surtout lorsque l’infection n’est pas décelée et traitée à temps.

Des modes de contamination bien définie

Le HPV est classé dans la catégorie des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes. Cela est notamment dû aux modes de transmission qui sont pour le moins banals.

En effet, on peut contracter le PVH par un simple contact physique de peau à peau via la main et la bouche. La voie sexuelle demeure cependant le premier mode de transmission. La pénétration vaginale, anale, orale est donc à haut risque. Elle est amplifiée par :

  • Des antécédents d’IST (herpes, condylomes…).
  • Les comportements sexuels (précocité des rapports, partenaires multiples…).

Notez que même les rapports sexuels protégés ne constituent pas un gage contre la maladie, mais limitent les risques de contagion.

Comment savoir si on est porteur du VPH ?

Plusieurs variantes de VPH peuvent s’établir dans l’organisme sans présenter de symptômes cliniques palpables. Mais pour connaître son statut, il est préférable d’effectuer un dépistage du papillomavirus humain (HPV). Il permet de contrôler le développement d’un cancer du col de l’utérus en détectant d’éventuelles modifications précancéreuses (lésion de haut grade).

Quels sont les moyens de prévention de Papillomavirus ?

Le meilleur moyen de se protéger du Papillomavirus est de s’administrer le Gardasil 9, le vaccin contre le VPH approuvé par la Commission européenne depuis 2006. On peut également limiter les risques de survenue en adoptant des comportements sexuels responsables (réduction du nombre de partenaires, utilisation régulière du préservatif).

Enfin, il peut être utile d’envisager une réduction de la consommation du tabac afin d’améliorer la capacité du corps à combattre l’infection. Le tabac est susceptible de transformer les cellules infectées par le VPH en cellules cancéreuses.

Comment traiter la maladie ?

En fonction de la gravité des lésions, on peut opter pour l’application de différentes crèmes ou solutions (acide salicylique, imiquimod, vernis ou coricide) sur les couches de peau infectées. D’autres solutions comme l’électrochirurgie, la cryothérapie ou l’exérèse chirurgicale peuvent être envisagées pour inciser les tissus précancéreux avec une efficacité de plus de 90 % dans chacun des cas.

Un suivi médical pour les femmes

Les femmes HPV positives (qui sont évalué à 10 % des plus de 30 ans) sont astreintes à un suivi régulier. Une prise en charge en bonne et due forme peut être nécessaire si l’infection persiste au niveau du col pendant plus de six mois. Plusieurs études sont actuellement menées pour déceler les autres facteurs de risque qui transforment une infection par HPV en cancer.

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Brandon Wright