​​Fumer tue, c’est bien connu, et beaucoup de fumeurs finissent par regretter leur choix et vouloir arrêter, aussi bien pour eux que pour leur famille.

Il existe de nombreuses solutions et divers programmes ont vu le jour au cours des dernières années afin d’aider les fumeurs à arrêter : groupes de soutien, patch à la nicotine, programmes avec suivi personnalisé et même l’hypnose font partie de ces divers moyens pour en finir avec le tabac.
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​​Cependant, ce n’est pas de ces techniques font nous allons parler, mais bien de l’e-cigarette.

Une étude sortie récemment et effectuée par Santé publique France a démontré que la cigarette électronique pourrait aider contre le tabagisme, et que ce serait le cas de plus de 700 000 fumeurs sur ces 7 dernières années.
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​​Est-ce que les e-cigarettes pourraient être la meilleure solution pour arrêter de fumer ? Et quels sont les points négatifs de cette méthode ?

​​Qu’est-ce que la cigarette électronique ?

​​Pour ceux qui ne le savent pas ou qui ont du mal avec le concept, la cigarette électronique est un appareil électronique permettant de chauffer du e-liquide (que vous pouvez maintenant fabriquer vous-même avec un booster de nicotine), une substance aromatisée pouvant contenir de la nicotine selon les choix de l’utilisateur.

Ces appareils sont en vente depuis 2011 en France et sont de plus en plus prisés des anciens fumeurs, ainsi que des jeûnes.
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​​Concernant les e-liquides, ils sont faits à base de glycérol et à l’heure actuelle, c’est plus de 7700 arômes qui sont disponibles dans le monde, sans contenir une seule trace de tabac.

L’utilisateur peut dont en théorie fumer sans avoir les points négatifs liés au tabac.

​​Une bonne solution ? Ça se pourrait !

​​Selon l’étude publiée par Santé publique France ce mercredi 26 juin 2019, plus de 700 000 français assurent avoir arrêté le tabac à l’aide des e-cigarettes et d’être totalement libérés de leur dépendance.
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​​Mais comment c’est possible ?

Petit rappel avant de commencer, les cigarettes classiques sont composées de diverses substances plus ou moins addictives, mais ce qui est le plus souvent constaté, c’est une addiction à la nicotine, raison pour laquelle les solutions classiques pour l’arrêt compte souvent sur des substituts à la nicotine.

Mais d’un autre côté, fumer, c’est aussi un réflexe. En effet, le fait de fumer une cigarette après le diner ou lors de sa pause au travail par exemple, peut constituer une sorte addiction.
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​​En fait, les cigarettes électroniques permettent à la fois de quitter le tabac classique grâce à une utilisation dégressive de la nicotine dans les e-liquides, mais aussi en remplaçant la cigarette classique dans les habitudes des fumeurs, ce qui diminuerait les risques de cancers.
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​​C’est d’ailleurs ce que de nombreux experts, dont ceux de l’institut national du cancer, concluent : les substances nocives du tabac comme le benzène, le chrome, l’arsenic, le monoxyde de carbone ou encore les particules fines ne sont pas, ou presque pas, présentes dans les e-liquides et donc dans la vapeur des cigarettes électroniques.
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​​Enfin, l’INCA ajoute que le risque de développement de maladies cardiovasculaires serait largement diminué chez un fumeur passant du tabac traditionnel à la cigarette électronique.

En effet, le glycérol ou propylène glycol utilisé pour la conception des e-liquides ne sont pas nocifs lorsqu’ils sont chauffés à 60 degrés sur du court terme.

​​Mais il y a tout de même des points négatifs…

​​L’e-cigarette semble être la meilleure solution pour arrêter de fumer, mais il faut néanmoins noter qu’elle a aussi son lot de points négatifs.

Premièrement, l’utilisation même de l’e-cigarette reste dangereuse, et de nombreux accidents impliquant ce type d’appareils ont été mis en avant : surchauffes, brûlures ou encore explosions ont fait la une de plusieurs journaux, notamment aux États-Unis.
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​​Autre point négatif… On ne sait pas exactement ce que les e-liquides contiennent.

Ces produits utilisés pour le vapotage sont en effet un peu flous en ce qui concerne leur composition exacte, mais plusieurs recherches ont démontré que ces liquides contenaient au minimum des arômes, du propylène glycol, de la glycérine végétale, de la nicotine si ajoutée par l’utilisateur.

Ces composants sont connus, certains étant utilisés pour donner du goût, d’autres comme additifs alimentaires, mais rien n’assure qu’aucun autre composant n’est ajouté dans les e-liquides.
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​​De plus, il faut savoir que la cigarette électronique peut aussi constituer un danger pour la santé.

En effet, le fait d’allier la cigarette classique à l’utilisation de la cigarette électronique, comme le font bon nombre de personnes cherchant à arrêter, est encore plus nocif que le fait de fumer du tabac seul.

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​​Il faut aussi bien se dire que l’on n’a pas encore assez de recul pour pouvoir affirmer que la cigarette électronique soit 100 % sans danger pour la santé et qu’elle ne provoque pas de maladies ou toute autre condition du même genre.

Par ailleurs, l’INCA a rappelé que si le glycérol ainsi que le propylène glycol ne présentaient pas de dégradations nocives en dessous de 250 °C, soit 190°C en dessous de la température qu’une cigarette électronique peut atteindre, la non-toxicité du produit n’a été prouvée qu’à court terme, et il n’y a encore aucune assurance qu’ils soient non-toxiques sur le long terme.
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​​Enfin, petit détour en Amérique, où des villes telles que San Francisco souhaitent interdire les e-cigarettes n’ayant pas été approuvées par la FDA (l’équivalent d’un gendarme de la santé), et il faut savoir qu’à ce jour aucune des cigarettes électroniques n’est homologuée. Pas trop rassurant non plus sur la sécurité.

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Brandon Wright